QUAND LE CŒUR CHANGE EN PAPILLON

 

( Festival de Roquemaure 2006 )

 

 

 

 

La « Petite compagnie Lucette & Giangili : des histoires et de la musique jouées avec “  Baldo ”  orgue de barbarie et les grands panneaux », est toujours en train d’établir un lien étroit entre le lieu et l'occasion de l' exhibition, et les contenus de leurs histoires, les images présentées et le choix de leur répertoire musical qui va de 1250 à nos jours.

Par “ Lucette & Giangili ”  cette opération implique un travail de recherche, d'imagination, de création et de réalisation des matériaux, et, bien sur, d' investissements financiers.

Ce travail est d'autant plus intense que les histoires recontées sont toujours concretes et historiquement vraies.

Pour les « Manivelles de l'amour 2006 » on a parcouru ce même itinéraire pour arriver à la réalisation de :

 

«QUAND LE CŒUR CHANGE EN PAPILLON»

 

Une mosaїque d'histoires et de musiques qui pourraient constituer, en elles mêmes, un véritable spectacle en salle.

 

Roquemaure est une ancienne ville.

Elle a beaucoup d’ histoires qui attendent après voix pour s’ exprimer au monde enter : aux pélérins qui vont arriver  “ chercher la fête ” .

 

Cette fète est ancienne parce que, depuis toujours ceux qui travaillent près de la terre , veulent rendre hommage au temps ou la végétation reprend : c'est à nouveau le temps du travail mais aussi le temps de l'espoir d'une bonne vendange... tout doit etre pret... en sont témoins les serments de vignes taillées au bon moment... chaque famille paysanne les emmène en procession, un pieds ou bien sur des anciens landaux tirés par des chevaux bien aimé .

 

 

   

 

 

En procession il y a aussi le coffre en verre qui contient les reliques de Saint Valentin : tout comme le 25 octobre en 1868 lorsqu'elles passèrent (c'était le dernier espoir) au milieu des gents désespérés qui assistaient impuissants à la destruction de la vigne par un démon appelé phylloxéra. ..

« Vale Valentino, nous te saluons, toi qui vient redonner santé et vigueur à nos vignes et à nos vies ! ».

On s’ appelait au Saint de l’ amour et des amoureux pour avoir la manifestation d’ une amoureuse action miséricordieuse !

 

 

 

 

Citadelle dévouée, donc, qui accueilla aussi un Pape dans ses derniers jours ... là haut dans ce château dont il ne reste que deux tours et quelques morceaux de murs, chateau qui a du entendre les échos des musiques et des lyriques des troubadours.

Le peuple, lui aussi jouait et dançait de la même façon qu’ aujourd’ hui.

Ici dans la place, avec les anciens côtumes, le sons et les rythmes, les gestes rituales de la tradition qu’ on va répéter par mémoire, contes, imitation. Les corps se rencontrent et s’ éloignent, on va voir larges jupés, des coiffe brodéès, les regards qui vont se croiser et les mains qui s ‘ effleurent ...

 

 

   

 

 

Déjà ... l'amour et le désir ... eux aussi vieux comme le monde, Adam, Eve, les anciens et puis nous ... : nous sommes la, a la suite de ces faits amoureux qui d’ ailleur vont se perdre ... !

 

Devant cet enchaînement de lieux, de traditions, de croyances, de sons, de saveurs, de couleurs nous avons travaillé pour en faire un intrigue heureux au sein des histoires, des musiques et des images proposées.

 

 

                         

 

 

On va conter la véritable histoire de Saint Valentin et de ses miracles (du passé ... il a eu un aussi cette année mais nous vous le conterons l'année prochaine!).

On conte la lutte dramatique contre le phylloxéra et les aventures surprenantes pour le vaincre.

Et ensuite la légende, pleine de coups de scène, d'un poète écrivain et du plus grand recueil de poèmes d'amour de 1300 ( le “Code Manesse” ), accompagnée de 9 morceaux de musique de 1300 ( dont les cartons on été faits exprès par le noteur Marco Gianotto pour mon orgue Fournier 35 E ).

Et on va conter quand même une histoire sur l'origine des Valentines : elles sont des messages amoureux de ces temps pendants les quels on ne pouvait pas s’ immaginer le futur ciel traversé par les petits messages SMS ...

Et ensuite la fascineuse histoire du muscle cardiaque qui, touché par la flèche de Cupidon, se change en papillon et personne n’ est plus capable de le contrôler ... en fin, il va avoir une transformation qui changera sa vie ... et pas seulement la sienne !

 

On va conter histoires d’ amour !

Comme l' amour qui a lié Leo et Leonilda, chanteurs ambulants en Italie, en France et en Suisse à la fin de 1800, l'époque d'or des compteurs, dévenu ensuite photographes ambulants ( il est aveugle ! ) et ... leur histoire si particuIière qu'il faudra venir écouter avec les musiques qu'ils joueraient dans les fêtes foraines, dans les marchés : des chefs d' œuvres du répertoire classique de la chanson populaire italienne qui recontent les amours malheureux, les trahisons, les passions irrésistibles, les mariées, les amants, les fiancées: «Mamma mammina», «Donna lombarda», «La bella Gigogin », «Meglio sarebbe», «Balocchi e profumi», mais aussi des morceaux de la tradition française: «Rigodon de Charene », «Hanter dro» etc. etc.

 

 

   

 

 

Comme les organisateurs du Festival nous l' ont demandé, nos histoires se situaient entre fin 1800 et debut 1900 : c'étaient les années de la lumière et du noir : la lumière électrique qui change les rythmes de vie des hommes et le galop du «Ballo Excelsior », c'était aussi l'époque des grands bateaux transocéaniques et de l'émigration, mais nous avons emmené aussi des « histoires de musique » : Rossini et le tourneur de manivelle de Nice ; « La Veuve joyeuse » dont on fête le centenaire ; le «Bal des alpins » avec le président Faure... (Merci “ Musique Mécanique Vivantes ” que nous les avait données ! ).

 

Nous avons emmené au festival 30 histoires , 35 cartons et 22 panneaux de 150 cm. sur 100 : c'étaient des grandes images très colorées, avec beaucoup d'impact visuel. No, on  n’a pas réalisé des maladroites œuvres picturales.

On a fait de la recherche et on a choisi pour obtenir un fascinant conte par des images et avec beaucoup de citations historiques et décoratives.

 

 

                        

 

 

On a mis en scène “San Valentino battezza Lucilla” d'un peintre italien, Jacopo Bassano ; des reproduction de miniatures d'anciens codex . Et encore l’ hommage aux draps français avec deux chef-d’ œuvre du XV siècle : “ L’ offre du cœur ”  de la manifacture d’ Arras ( superbe par ses trémules feuillages, pareil le cœur de la jeune fille qui réçoit l’ hommage de son amoureux ), et la “  Dama di Rohan ”  qui joue l’ orgue ( un teinture “ millefiori ” , soit dit a cause de la surface entièrement sombre et avec des petites fleurs. On obtien la saveur des temps des troubadeurs les quels  évoquaient  le Paradis Terrestre perdu et que la musique des nos orgues évoquent a nouveau dans l’ incoscient de l’ auditeur. La psicologue Lafontaine le soutien dans son article sur la revue « Musiques Mécaniques Vivantes » ( publiéè en 2006, par l’ Associations des Amis des Instruments et de la Musique Mécanique ).

 

 

 

 

Nous avons exposé les photographies de Leonilda. Elle par elles-mêmes recontent l’ histoire de la photographie ; et encore les images de Raoul Dufy, Honoré Daumier ...

Beaucoups d’ images, chacune d’ elle porte son message : elles sont liées aux histoires qu’ on va conter on au musiques qu ‘ on va jouer o bien encore sont histoire par eux mêmes de la miniature on de la graphique on encore de l’ artisanat.

 

Mais il y a encore autre chose !

L'importance de l' amour entre hommes et femmes, fait en sorte que les désirs ,les angoisses et les doutes agitent les cœurs et les nuits des femmes et des hommes amoureux et les rend anxieux de connaitre leur avenir, ils désirent sonder l'insondable pour en savoir plus sur aujourd'hui et demain.

Ainsi ils ont recours au devin.

Ou à la magie des numéros tirés au sorte: nous avons aussi présenté cela à la « Fete des Amoureux 2006 ». Le public prenait un numéro dans un chapeau doré de jongleur du moyen age et vérifiait la réponse du devin sur un grand panneau qui reproduit un ancien « petit format» italien de fin '800 (dans le chapeau il y avait 540 numéros: à la fin du festival il en restait 37 : en sachant que certains en ont pris plus d'un, on peut estimer que nous avons eu 230 visiteurs : pas mal ! ).

 

 

 

 

Et pour finir.

Nous avons proposé un grand tableau : “ Le langage des couleurs et des fleurs ” avec autour toute sorte de cœurs : en glaces, en pierre, en fleuris, d’ autres en cage, ardents, collés, appétissants ... et un grand bouquet de fleurs des champs qui évoquent les joyeux amours champeues, et bien aussi un peu de fraternité et de liberté.

 

Mais ce n'est pas fini !

On offrait au publique une boite en forme de cœur contenant des aphorismes sur l'amour écrits par des poètes, des écrivains, des intellectuels de tout pays et de toute époque. Les couples les lisaient et les échangeaient entre eux, les plus tendres s'embrassent, devant des gens un peu envieux... puis ils mettent dans leur poche le petit billet : un souvenir amoureux de Roquemaure. C’ est encore un petit miracle de S. Valentin !

Nous on reconte une histoire et on joue pour eux ... certains dansent ...nous proposons à d'autres de tourner la manivelle ...

Une heureuse famille s’ est approchée de nous : les parents et les deux gars le plus grand a joué l’ orgue satisfait, le petit se refousait bien accroché aux pantalons de papa. On a fait jouer maman, et alor le petit aussi a joué la musique « Quand trois poules vont aux champs »  ...  le papa applaudissait et faisait des photos. Quand il sesont éloiqués le petit à salué avec sa petite main ... il a fait “ Ciao ”  ... un petit “ ciao ”  ...  ils parleront de Roquemaure : un lieu de fable ou tout peut arriver, mais rien que de belles choses...

 

Il y a longtemps qu’ on propose au public des étonnants évènements.

L’ artiste s’engage pour donner a leurs yeux et a leurs oreilles des sensationes les plus differentes, qu’ ils ne connaissent pas. C’ est là  l’ engagement pour l’ artiste : merveiller de l’ imprévue et avec le désuet, étonner de la difference. C’ est a dire qu’ on ne présente pas toujours les mêmes choses, soient-elles musiques, bien que scénographies, côtumes ou bien des histoires.

Il y a eu, a Roquemaure, que le public avec son pas lent bien qu’ inarrestable, a été conquis par les suggestion des messages visifs, par les motifs musicaux pas habituels, par les originales formes de rencontre et d’ entretien que « Lucette & Giangili « ont offertes.

Les gens ont répondu, ils se sont arrêtés un istant, ils se sont échangés des mots, en même temps qu’ ils tournaient la manivelle.

Le public s’ en va n’ ayant pas dépensé un sou mai il a gagné quelque émotion de plus en plus ... Il à vraiment fêté le jour de Saint Valentin ! 

 

 

 

 

Un dernier mot.

La « Fete des Amoureux » est une évocation historique des rites champêtres de fin 1800 : c'est pour cette raison que nous avons accepté de nous « déguiser » !

Roquemaure s'est organisée aussi pour cela ! Un véritable atelier de costumes d'époque 1800 est à la disposition de ceux qui n'ont pas de costumes ! La responsable aide à choisir pour tenir compte des visages, des couleurs, des ventres et des mantelles, des calvities et des chapeaux, elles invite les gens à s'admirer sur les grandes glaces de la toute proche salle de danse. Meme celui qui n'a pas la vocation de se déguiser en tourneur de manivelle s'en va avec le sourire !

Lucette a passé la nuit à faire son ourlet à la jupe de fin '800 : elle me faisait penser à ma grand-mère qui s'est mariée en 1895 et elle a réalisé sa robe de noces au bout du souffle ... du mariage ... mais je n'ai pas osé le lui dire !

 

On nous a proposé un très bel endroit en lien étroit avec les particularités de notre prestation qui nécessite un peu de place pour que le public puisse s'arreter, bien entendre les paroles des narrations, échanger avec les artistes jouir du spectacle des panneaux...

Nous étions à gauche de l'entrée de l'église avec les reliques de Saint Valentin...sur une petite place, avec un arbre, deux bacs à fleurs, un coin de mur qui peut protéger un peu nos tableaux de l'infatigable Mistral ... mais, cette année Saint Valentin a fait un miracle en demandant au Mistral de souffier un peu plus loin !